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Pascal Dombis

R.R.B, 6 Juillet – 7 Août 2007

Pascal Dombis vit et travaille à Paris.

Ingénieur de formation, il a appartenu dans les années 90 au « groupe fractaliste », aujourd’hui dissout. Crée sous l’impulsion de deux critiques, le français Henri-François Debailleux et l’Américaine Susan Condé, ce groupe a rassemblé  environ une vingtaine d’artistes qui travaillent à partir de la théorie du Chaos et des fractals.

Depuis plus de 15 ans, Pascal Dombis utilise uniquement ordinateurs et algorithmes pour produire un travail artistique basé sur une répétition excessive de processus simples. En reproduisant quasiment à l’infini un signe géométrique ou typographique, il réalise des structures déstructurantes et développe des environnements irrationnels. Il produit des formes visuelles imprévisibles, instables et dynamiques, qu’il synthétise en mur peint, boite lumineuse ou bien en installation vidéo.

Il utilise les technologies de manière simple et minimale. Comme le note Franck Popper dans son livre From Technological to Virtual Art, « il est intéressant de remarquer que Dombis considère son système itératif de création dans un état d’esprit proche de l’Arte Povera. Il utilise l’ordinateur dans sa fonction première et originelle : un outil puissant computationnel capable de reproduire sans fins de simple calculs ». Les ordinateurs et logiciels que Dombis utilise ne sont pas liés aux dernières générations de matériels, ce sont des produits standards accessibles à tous.

Ses œuvres obtenues à partir d’un excès de processus technologiques tentent de remettre en question les outils, de les questionner, de les transgresser, de les réinventer». On peut comprendre  ces nouvelles technologies comme un retour vers le Baroque. Nous sommes immergés de plus en plus dans un monde non pas linéaire mais multidimensionnel, en réseau, elliptique…. »

Au même titre que la peinture, le travail de Pascal Dombis agit sur l’espace, la perception, l’illusion et les bouleversements sensationnels qu’ils opèrent sur le spectateur. Avec des caissons lumineux, des dispositifs lenticulaires ou des projections, il développe des environnements sensationnels (sensation d’infini ou de vertige, hantise, allégresse, effet de déjà vu, etc.) et essaie de troubler le spectateur.

En Juillet 2007, Pascal Dombis investira la totalité de l’Espace d’Art Contemporain Orenga de Gaffory.

« Les structures que je génère sont basées sur des proliférations quasi infini. Ainsi, elles peuvent se propager dans l’espace jusqu’à saturation complète. Soit je travaille sur des fragments, soit sur la totalité de l’espace…. L’idée n’est pas de recréer une architecture, mais plutôt de favoriser la déambulation du spectateur au travers d’œuvres en réseau : un labyrinthe  conceptuel, perceptuel, sensationnaliste en quelque sorte. »

Pour l’espace Orenga de Gaffory, Pascal Dombis réalise plusieurs œuvres spécifiques en tenant compte des caractéristiques architecturales du lieu, mais aussi de sa nature liée à l’univers du vin.

A partir de mots évoquant les couleurs du vin, (rouge, blanc, rosé), et le lieu d’exposition, Pascal Dombis génère des proliférations de mots, de signes et d’images qui saturent les différents espaces d’expositions en intérieur et en extérieur. L’installation fonctionne comme des pulsations visuelles, aussi bien d’images fixes, murs imprimés) que de séquences vidéos.

Les mots s’y déstructurent pour donner de nouvelles graphiques  mouvantes. L’accumulation de photographies produit un Kaléidoscopes d’image en créant des rémanences et générant de nombreuses associations. C’est un travail sur la lisibilité. Que peut-on lire et décoder d’un processus excessif, que cela soit un bombardement d’images du réseau internet ou une prolifération graphique de messages publicitaires ? Ce déchiffrage peut-être rapproché de l’analyse des vins de dégustation. En jouant sur les différents environnements sensitifs (vertige, vortex, allégresse, sensation d’infini) qui rappellent l’ivresse des mondes de Bacchus, l’installation e Pascal Dombis confronte l’univers issu des nouvelles technologies à celui plus traditionnel du vin.

L’exposition s’articule autour des projections vidéo et d’installations sur les façades extérieures du site, d’un mur d’images interactifs et d’un ensemble récent d’œuvres de Pascal Dombis dans les salles d’exposition.

 

Projections extérieures : prolifération de mots, prolifération d’images

L’œuvre est constituée de trois projections synchronisées sur les murs extérieurs de l’espace Orenga de Gaffory : un assemblage de flux vidéo de mots et d’images diffusés à très grande vitesse (250 images par seconde). Ces 3 projections fonctionnent comme un kaléidoscope hypnotique dans lequel le spectateur ne peut décoder les images de base, la succession étant beaucoup trop rapide. Les mots et les images prolifèrent jusqu’à saturer complètement l’écran. C’est le « Black out » obtenu par l’accumulation excessive qui met un terme à la prolifération et déclenche instantanément une autre séquence à un rythme et un mouvement qui lui est propre. Les formes visuelles émergent de l’exécution de règles. Elles ne sont pas intentionnellement programmées. La projection fonctionne comme un pulsation de séquences vidéo. Les mots s’y destructurent pour donner de nouvelles compositions graphiques. Il ne subsiste qu’une sensation de douleur. Puis les projections ralentissent, de manière aléatoire simultanément, à quelques images par seconde, offrant pendant de courts moments quelques clés de lecture et de compréhension des images et des textes projetés.

Mur imprimé extérieur :

Jouant sur les codes publicitaires des spams, une impression est générée à partir e la prolifération de 100.000 mots déclinés à partir des mots clés Orenga, Rosé, Blanc et Rouge. Accrochée en extérieur autour de la partie cylindrique du batiment, elle incite le spectateur à se déplacer autour et à laisser son regard se perdre dans les enchevêtrements crées par ces dizaines de milliers de mots.

Un mur d’image interactif :

Des milliers d’images produites par les moteurs de recherche à l’évocation des mots clés Rosé, Blanc et Rouge sont entrelacées, verticalement. Elles composent un immense camaïeu de couleurs installé comme une tapisserie murale, dans laquelle on ne distingue plus les images d’origine. Le spectateur est invité à « découvrir » à travers le prisme de plaques de réseaux lenticulaires les images qui composent cette « tapisserie » murale. Il participe de manière simple en déchiffrant les images qui ne sont pas immédiatement lisibles, en allant au-delà des lignes verticales, de ce que son œil peut voir.

Pascal Dombis présentera en outre un ensemble d’œuvres récentes :

SpamScape : des caissons lumineux, qui fonctionnent sur la prolifération des mots communément utilisés dans les spams des courriers electroniques.

Spin : une installation video interactive, basée sur la prolifération de dizaines de milliers de cercles dont la vitesse de rotation est activée par une manivelle.

Géométrie irrationnelle : Tirage lenticulaire, un travail sur des fausses droites et de vraies courbes qui, par saturation, donnent l’illusion d’être droites.

Miroir Post-Numérique : Tirage lenticulaire à partir d’un nombre excessif de monochrome qui donne l’impression de miroir.

 

Quelques éléments biographiques

Expositions personnelles récentes :

2007 : //BLINK//, Artpool, Budapest – Hongrie

2006 : @tom1k, Hotel Pams, Perpignan – France

2005 : Château de Linardié, Senouillac – France

SpamScape, Maison Populaire, Montreuil – France

2004 : Galerie Mabel Semmler, Paris – France (catalogue)

La tête d’obsidienne / Fort Napoléon,

La Seyne-sur-Mer – France (catalogue)

2002 : Galerie Mabel Semmler, Paris – France

2001 : Galerie EOF, Paris – France

ERBAN, Nantes, France

 

Expositions collectives récentes :

2007 : Victory Media Network, DallasUSA

Traverse, Centre Bellegrade, Toulouse – France

2006 : Almost Art, Slought Fundation, PhiladelphiaUSA

Process Revealed, Artpool, Budapest – Hongrie

Trampoline, Broadway Media Centre, Nottingham-Angleterre

2005 : Nuit d’Art, Place Saint Sulpice, Paris – France

Espace recherches/Design Lab, Salon du Meuble, Paris-France

2004 : Generative Art Conference , Milan – Italie International Festival of Electronic Art 404, Rosario – Argentine

Plasticité, Galerie Mabel Semmler, Paris – France

Art. Metz, Metz – France (catalogue)

Canon digital Creator, SVA Computer Art, New York

Canon Digital Creator, Brown Center, Baltimore

2003 : Canon Digital Creator, Spiral gallery, Tokyo –Japon

2002 : Esapce Cardin, Paris – France

2000 : Galerie Xippas, Paris – France (catalogue)

Strasbourg Air Fair, Kahn Gallery , Strasbourg

Universal Concepts Unlimited, New YorkUSA

1999 : Fractalisations, Villa Tamaris, La Seyne-sur-Mer-

Fine Art School  Gallery, MetzFrance

French Cultural Center, Turin – Italie

Mulino Poirino Gallery, Poirino – Italie

Artissima, Figure Gallery, Turin – Italie

Fractalisations, Abbaye de Ronceray, Angers France

1997 : Espace Paul Ricard, Paris – France (catalogue)

Mabel Semmler Gallery, Paris –France

Palazzo Economo, Trieste – Italie

Zoom, Visual Arts Gallery, Purchase College, NY USA

Caos Vertiginoso, Cruce Gallery, Madrid – Espagne

 

Publications, sélection

2007 : @tom1k (à paraître à l’automne 2007), édition : collectif des Systèmes Hétérologique de la Faculté des Lettres de l’Université  de Perpignan,

« From technological to Virtual Art », MIT Press, Franck Popper, (historien et théorien en art, vivant à Paris)

2006 : « Au-delà de la mélancolie », Christine Buci-Glucksmann, Galilée, (philosophe et théoricienne en art, vivant à Paris.)

2002 : « Le Temps Fractal » Christine Buci-Glucksmann

« La folie du voir », Galilée, Christine Buci-Glucksmann

« Etats de lignes » par Henri-François Debailleux (critique d’art, vivant à Paris)

« La Main de l’homme », par Blackhawk (critique et théoricien, vivant à New York, il travaille sur la pratique de l’art numérique et des nouvelles technologiques depuis presque 20 ans)

« Pascal Dombis : Les peintures bien roulées de la computation » par Joseph Nechvatal, (artiste et théoricien vivant à New York et Paris)

 

Collections publiques

Mairie de Vitry sur Seine

Palazzo Bricherasio (Italie)

Canon Corporation (Japon)

Seiko Epson  Corporation (Japon)

 


 

Domaine Orenga de Gaffory - Lieu-dit Morta Majo - 20253 Patrimonio

Tél. : 04 95 37 45 00 - Fax : 04 95 37 14 25