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Bernard Filippi-Jean-Paul Pancrazi

12 juillet – 29 septembre 2011

1991-2011

Bernard Filippi, et Jean-Paul Pancrazi, se sont connus au sein de la section artistique du Lycée Marbeuf à Bastia à la fin des années 60. Au début des années 70, ils se lancent dans une grande aventure commune, liée au contexte historique, politique et culturel de la Corse mais surtout à ce que Kandinsky nomme « la nécessité intérieure », qui contribue à construire des vies d’humains artistes.

Le destin commun de Bernard Filippi et Jean-Paul Pancrazi se poursuit depuis au travers d’une forte complicité même si chacun a emprunté ses propres voies créatrices.

Ils ont inauguré ensemble l’Espace d’art contemporain Orenga avec la première exposition présentée en 1991. Henri Orenga a voulu célébrer avec eux les vingt ans de cette formidable aventure de l’art contemporain initiée dans un esprit et un lieu ouvert à toutes les rencontres.

Leur exposition commune au Domaine  Orenga prétend révéler, au travers des œuvres exposées, la démarche personnelle empruntée par chacun pour figer le temps dans une trace, témoin d’un moment, d’une expérience sensible, déjà et à jamais révolue.

Bernard Filippi est né à Tox en 1950. Licencié en Arts Plastiques à l’Université de Paris I, il obtient un Diplôme d’Etudes Approfondies en sciences de l’information et de la communication et enseigne à l’université de Paris XIII. Peintre et lithographe,  il est également depuis 2005, Conseiller pour les arts plastiques à la Collectivité territoriale de Corse.

 

"Je peins pour voir, voir les actions de peinture et pour ce que cela enclenche et déclenche, ce qu'il advient.

La peinture, peut-être devrais-je dire la couleur, a toujours eu une formidable action sur mon esprit et sans doute n'y a-t'il que cela qui m'importe - ce qui se passe pour moi quand je peins.

J'ai surtout la prétention et la naïveté de croire que cette expérience peut être utile et compréhensible pour d'autres, les "frères humains qui après nous vivrez".

La peinture de Bernard Filippi produit la sensation d’une vision solaire. Comme Matisse qui justement était venu à Ajaccio rencontrer la lumière,  Filippi se nourrit de la lumière violente des étés insulaires.

La couleur est le  point de départ,  la matière première. Toujours elle anime la toile pour transcrire les émotions éprouvées. Pour paraphraser Picasso à propos de Matisse encore : « Bernard Filippi a la couleur au ventre ».

Le bleu profond et pur de l’azur ou le bleu clair et limpide de la mer, le rouge saisissant de la passion ou le rouge tendre des fruits d’été gorgés de sucre, le jaune brulant et lumineux de l’astre de vie dominent. Pourtant, quelques touches de blanc, et quelques griffes de noir soulignent l’expressionisme éclatant des couleurs et ajoutent une sensation de vitesse et de rapidité forgée par le geste de l’artiste, laissant sur la toile l’empreinte d’une émotion fugace, d’une vision fugitive que l'œil du peintre accroche et qui se matérialise ici pour laisser une trace, un souvenir de soleil, la réminiscence d’un éblouissement.

Inspirée par la lumière des paysages, ces souvenirs, ces sensations, ces instants gravés sur la toile semblent hantés par des présences féminines qu’on devine de nature sauvage comme le suggère le titre de l’œuvre, « Indienne attrape rêve». Les formes rondes, les lignes et les courbes généreuses, épousent les courbes charnelles et sensuelles d’un corps féminin, brûlés par le soleil d’été ou embrasé par le désir. Les contrastes puissants de traits intempestifs, d’éclats de couleurs qui se superposent ou fusionnent avec de larges aplats donnent du relief et du mouvement à ces corps suggérés. Les peintures vibrantes invitent le spectateur à partager des univers oniriques plein de délices et de volupté, peuplée d’amantes et de ciels étoilés.

Les titres des toiles ne démentent pas cet hymne : « Etoile de mes yeux, soleil de ma nature

Histoire difficile, Indienne attrape rêve, Ma petite étoile,… »

Ceux qui connaissent l’histoire de la peinture en Corse durant ces quarante dernières années  savent la place et l’importance de ces deux peintres. Bernard Filippi et Jean-Paul Pancrazi sont deux figures majeures parmi les artistes qui ont participé à l’émergence et à la diffusion d’une expression plastique contemporaine dans l’île. La collaboration avec Henri Orenga de Gaffory en est un exemple incontournable et un des jalons de cette histoire de l’art contemporain en Corse. Aujourd’hui, vingt ans après, ils témoignent tous les trois  à la fois d’un enracinement dans leurs attachements et leurs partis pris, ainsi que d’une implication et d’une vitalité créative toujours intactes.

Cette exposition est un peu comme un repère dans leur production une marque dans leur parcours, quelque chose entre le « déjà jadis » et le « je suis toujours là » Elle signale aussi que  sous nos yeux se déploie  et se joue, l’authentique construction du patrimoine de demain.

 


Expositions collectives.

- BIAF, Barcelone 89
- Galerie Annie Lagier, L’Isle sur La Sorgue 91
- Domaine Orenga de Gaffory, Patrimonio 92
- Institut français de Londres 92
- Centre Culturel de Fréjus 92
- Ville de Paraso 93
- « Pax pisana » Murato 94
- « Matière et mémoire » Luxembourg 94
- « Ava » Nonza 95
- « Una volta » Bastia 95
- « Vu/écrit par Antoine Graziani » Penta di Casinca 96
- Galerie La hune-Brenner Paris 966
- « Ava » Paris 97
- « Lumière / mémoire » Bonifacio 97
- SIAC Strasbourg et SAGA Paris 98
- « Ava »Festival du film Rural. Lama 98
- Génie de la Bastille. MAC 2000. Paris 2000
- Mois de l’estampe. Paris 2001
- « Ava (now) » Citadelle de Saint Florent. 2002.
- « Corsica Corsica » Le lazaret Ollandini. Ajaccio
- « Aio Zitelli » Centre culturel. Sartene. 2004
- « Keep on sailing », Galerie le Parapluie rouge Paris 2004.
- « Bonjour monsieur Graziani » Galerie Vidal Saint Phal. Paris 2005
- « Vu écrit par Antoine Graziani » Galerie Annie Lagier. L’Ile -sur-La Sorgue 2006


Expositions personnelles.

- Galerie Artco, Ajaccio 89
- Maison de la Culture, Bastia 90
- Domaine Orenga de Gaffory, Patrimonio 91
- Galerie Lambert Rouland, Paris 92
- Galerie la Marge, Ajaccio 93
- Galerie Annie Lagier, l’Isle sur La Sorgue 94
- Domaine Orenga De Gaffory, Patrimonio 94
- Atelier Pons, Paris 95
- Galerie Lambert Rouland, Paris 95
- « La peinture, bien sur » Galerie Annie Lagier, L’Isle-sur-la-Sorgue 97
- Centre Culturel l’Haye les Roses.98
- Galerie Barexpo, Ajaccio 99.
- « Le paradis » Galerie Annie Lagier, l’Isle-sur-La-Sorgue. 2002.
- Galerie « Le parapluie rouge » Paris
- « Ombres et parfums » Centre Culturel « Una Volta » Bastia. 2003
- Galerie « Le parapluie rouge » Paris 2004
- Galerie Gour. Bastia 2006.
- Galerie « Fronti di mare » Propriano 2007
- Galerie « A Mazzola » Mazzola 2008


Jean Paul Pancrazi est né le 15 février 1950. Il vit et travaille en Corse.

Il  présente au Domaine Orenga une série de techniques mixtes sur toile dans la continuité de ce qui caractérise sa peinture ; une dialectique de la matière et de l’esprit, de l’absence et de la présence, de l’intérieur et de l’extérieur délivrée par les variables intangibles de sa démarche artistique : la terre,  la couleur, l’écriture, l’empreinte.

"Il n'y a pas véritablement de thèmes qui alimentent mes œuvres, mais plutôt des axes liés à des notions d'apparition et de disparition, de matière et d'esprit, de présence et d'absence, d'appartenance et de déshérence... Ces lignes directrices servent de support aux différentes matières employées (terre, métal, papier, goudron...) lesquelles sont soulignées ou renforcées ou peut-être désagrégées par des bribes de textes manuscrits... Une des propriétés fondamentales de la peinture est de figer le temps et le mouvement. Cette immobilité confirme l'absence. C'est à dire qu'une trace s'inscrit comme le passage d'une présence, déjà ancienne, à jamais disparue."

La terre et la matière

« La terre, c’est le lien fondamental qui unit mes œuvres. Support et médium, elle est partout présente, souvent seule, arborant sa carnation, parfois recouverte d’un papier manuscrit, ou plus récemment de larges aplats colorés, ou bien écroûtée par des traits d’écriture qui viennent se graver dans sa chair. Elle donne ici naissance à l’épaisseur, dimension exclue de la peinture pendant des siècles. Matière et symbole, elle figure la corporéité du tableau. »

La Terre est apparut comme le moyen de satisfaire un besoin organique de matière, d’épaisseur. Cette révélation s’est confirmée par la suite  avec la rencontre d’un monochrome de Dubuffet. L’artiste qui se définit comme un être rupestre, rural est affectivement attaché à la terre Elle est devenue, l’élément premier, la corporalité de base de ses tableaux ; la terre grise de Penta di Casinca, la terre noire, mais aussi la terre ocre rouge du Luberon que des amis lui apportent par petit sacs lors de leurs visites en Corse.

Cette terre est étalée à la spatule, malaxée, …. D’autres matière sont venues ensuite enrichir la palette des toiles : le goudron et le bitume mélangés à du latex, pour l’exploration du noir, la poudre de marbre fondue dans la peinture blanche pour sa consistance crayeuse, l’argile pour sa symbolique mémoriale, parfois, la couleur – seules les couleurs primaires – qui vient recouvrir la terre ou apparaît sous la couche de surface.

La couleur

Jean-Paul Pancrazi ne travaille qu’avec le blanc, le noir et les quatre couleurs primaires dans une quête d’une tonalité majeure, une exploration plastique dans l’infiniment possible de la palette chromatique.

« La couleur pure, la couleur sale. J’ai limité ma « palette » aux trois couleurs primaires -le rouge, le bleu, la terre pour le jaune- au blanc et au noir. La couleur dans ma peinture est indissociable  de la matière avec laquelle elle fait corps, qui la recompose et la redéfinit. Elle est parfois souillée, salie par une volonté iconoclaste de désacralisation. Elle voisine avec des surfaces à l’aspect douteux où se mêlent cendres, poussières, boues… Est-ce cette coulée boueuse qui magnifie ce bleu lumineux ou ce noir profond ou bien est-ce l’inverse qui se produit ? La couleur pure ou sale, dit et répète la persistance de la peinture. »

La spontanéité

« L’absence du geste, le hasard : En même temps que j’ai abandonné les outils et les matériaux traditionnels de la peinture j’ai renoncé au geste du peintre. La main, cet organe garant du faire et du savoir faire n’est dès lors vouée qu’à des tâches subalternes. La gestualité dans ma peinture se manifeste presque exclusivement par l’écriture. Je m’attache également à ne pas maîtriser de techniques particulières ou élaborées. J’utilise au gré de mes intuitions des matériaux divers. J’inscris dans des matières l’empreinte d’objets quelconques et j’aspire à la participation du hasard. Quand une technique est peu sure, des accidents peuvent se produire qui sont parfois des aubaines. L’aubaine est une offrande du hasard. »

La spontanéité du geste est privilégiée sur la réflexion. Les tableaux de Pancrasi ne semblent pas avoir été composés mais générés par  l’instinct du peintre. Rien n’est fignolé, ni léché dans ses tableaux ; terre, goudron, empreintes, papier,…apparaissent comme autant d'accidents de terrain produisant une sensation de liberté et le sentiment que l’artiste avance dans l’inconnu, ouvert et en recherche

 

Les empreintes :

L’empreinte est une découverte, une rencontre fortuite faîte sur le cheminement artistique, un motif décliné à l’infini  toujours renouvelé ; empreintes sur papier collées ensuite sur la toile, empreintes pressées dans l’épaisseur de la matière, empreintes de parpaing, d’arabesque, de râteau, de toile de jute, de canisse, de sous- plats tressés, de regard d’égout, de roue de tracteur ,…ou du geste intempestif de l’artiste. « ...Le fait de travailler en épaisseur me permet de graver divers signes et empreintes qui peuvent être perçus comme des traces. »

 

 

L’écriture :

«En effaçant le geste, j’ai perdu le dessin. L’écriture l’a remplacé, griffonnée sur du papier marouflé ou creusée dans la matière. La graphie privée de sens redevient dessin pur et retrouve normalement sa place dans l’ordre pictural. Si elle perd son sens premier, et donc son intérêt usuel, en perdant sa lisibilité et l’espace qui lui est habituellement dévolu, elle conserve néanmoins son pouvoir de signifier le langage dont elle est la représentation graphique. Par ce pouvoir, elle crée le désordre au sein de l’hégémonie picturale. Elle s’intègre comme matière mais aussi comme élément perturbateur dans la configuration du tableau. »

L’écriture est toujours présente dans les toiles de Pancrazi ; l’artiste est fasciné par les annotations inscrites sur les esquisses et les croquis des maîtres de la renaissance italienne. « L’écriture est dessin, mais elle dépasse la dimension picturale. Elle n’ajoute pas au sens, sa puissance n’est pas sémantique, elle ajoute plutôt au chaos »

La présence fugace de l’écriture griffonnée se révèle au milieu de larges plages monochromes. Ces écrits ne sont jamais personnels. JPC conserve une totale neutralité par rapport au sens de ces fragments de phrases. Il a toujours à portée de main un livre de poche, Histoire de l'Art d'Elie Faure. Les phrases sont tantôt recopiées sur des papiers marouflés, apparaissant comme miniatures précieuses tantôt inscrites sur la toile, au stylo ou à la plume. Elles apparaissent parfois entre les différentes strates de matières sous la forme d’articles de presse ou de pages de livres.

 

Les paysages de Jean Paul Pancrazi apparaissent comme le fruit d’une expérimentation intérieure. Une expérience qui transpire par les vibrations produites par les matières d’origine organique et culturelle et des signes qui s’expriment au-delà du langage.

La brume des préparatifs « C’est dans cette zone obscure, qui abrite sans doute « la nécessité intérieure », que tout se joue, que tout se noue. C’est là que prend racine et s’articule l’essence de l’œuvre, cette force vive qui échappe à tout contrôle, que le langage ne peut expliquer et que la peinture exprime en un point insaisissable. Cette force invisible et permanente laisse apercevoir de temps à autre un aspect plus ou moins profond de son être. C’est cet instant privilégié qui favorisera la rencontre entre l’auteur et le spectateur »


Collections publiques

Frac Corse

Conseil Général de Haute-Corse - FRANCE

Fondation Van Gogh - Arles - FRANCE

Collectivité Territoriale de Corse - France

 

Réalisations
1991 Décoration Collège de Folelli - Haute-Corse -France
1996 Gravures pour les poèmes de Jean Louis Giovanoni
(In partita éditions - A. DEWEZ - Paris)

 

Résidences d'artiste

2000 Institut Français de Fes-Meknes - Maroc

Expositions personnelles

1990     Palazzu Naziunale – Corte (Haute-Corse) – FRANCE

1991     Domaine Orenga di Gaffory – Patrimonio (Haute-Corse) – FRANCE

1992     Galerie Annie Lagier – L’Isle sur la Sorgue (Vaucluse) – FRANCE

Galerie Sordini – Marseille (B. du Rhône) – FRANCE

1993     Palaccio Galveias – Lisbonne – PORTUGAL

Galerie Sordini – Marseille (B. du Rhône) – FRANCE

Maison de la Culture – Bastia (Haute-Corse) – FRANCE

1994    Galerie Debret – Paris (Seine) – FRANCE

Galerie Annie Lagier – L’Isle sur la Sorgue (Vaucluse) – FRANCE

1995     Domaine Orenga di Gaffory – Patrimonio (Haute-Corse) – FRANCE

Galerie Sordini – Marseille (B. du Rhône) – FRANCE

Maison de la Culture – Bastia (Haute-Corse) – FRANCE

1996    Galerie Annie Lagier – L’Isle sur la Sorgue (Vaucluse) – FRANCE

1997    START 97 – Strasbourg – (Haut-Rhin) – FRANCE (Galerie Annie Lagier)

Galerie Jean-Michel Rousseau – Ars en Re (Charente-Maritime) – FRANCE

Centre Culturel « Una Volta » - Bastia (Haute-Corse) – FRANCE

Centre Culturel Français de Milan – Milan – Italie

1998    Alliance Française – Bologne – ITALIE

MAC 2000 Paris (Seine) – FRANCE

Galerie Art Fonctionnel – Metz  (Moselle) – FRANCE

1999    Galerie Sordini – Marseille (B. du Rhône) – FRANCE

Galerie Annie Lagier – L’Isle sur la Sorgue (Vaucluse) – FRANCE

Domaine Orenga di Gaffory – Patrimonio (Haute-Corse) – FRANCE

Galerie ARTIM - – Strasbourg – (Haut-Rhin) – FRANCE

MAC 2000 Paris (Seine) – FRANCE

2000    Centre Culturel « Una Volta » - Bastia (Haute-Corse) – FRANCE

2001    Galerie Christine Phal - Paris (Seine) – FRANCE

Institut Français de FES – MAROC

Galerie Marlyse Calame – Vence (Alpes-Maritimes) – FRANCE

Galerie Sordini – Marseille (B. du Rhône) – FRANCE

Institut Français d’Oujda – MAROC

2002   Galerie Annie Lagier – L’Isle sur la Sorgue (Vaucluse) – FRANCE

2003     Galerie Christine Phal - Paris (Seine) – FRANCE

Domaine Orenga di Gaffory – Patrimonio (Haute-Corse) – FRANCE

2004     Galerie Sordini – Marseille (B. du Rhône) – FRANCE

Galerie ART Pluriel – Lyon  (Rhône) – FRANCE

2005   Galerie Christine Phal - Paris (Seine) – FRANCE

Galerie Richard Nicollet - Coustellet (Vaucluse) – FRANCE

Galeria Gaudi – Madrid - ESPAGNE

Expositions collectives
2002 "Grands et Jeunes d'aujourd'hui"
Nationnal Museum of fine arts - Kaoshung - TAIWAN
2003 "Exterieur peinture"
Galerie Christine Phal - Paris - FRANCE
2004 "Paris-Bruxelles"
Galerie Faider - Bruxelles - BELGIQUE
2004 "ARTENIM"
Galerie Richard Nicollet - Nimes - FRANCE
2004 "Lille Artevent"
Galerie Richard Nicollet - Nimes - FRANCE
2005 "ART Paris"
Galerie Christine Phal - Paris - FRANCE
2005 "ARTENIM"
Galerie Richard Nicolet- Nimes - FRANCE
2005 "ARTE Cita"
Bastia - FRANCE
2005 "Start 10eme" STRASBOURG
Galerie Richard Nicolet - Nimes - FRANCE
2007 Peintures
Galerie Christine Phal - Paris - FRANCE
2007 Galerie Richard Nicolet

 

 

Domaine Orenga de Gaffory - Lieu-dit Morta Majo - 20253 Patrimonio

Tél. : 04 95 37 45 00 - Fax : 04 95 37 14 25