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Luc Leccia, Ange Leccia
2 août-29 septembre 2012
Giovanni Ozzola
22 juin – 29 juillet 2012
La première exposition de l'été sera consacrée au jeune artiste florentin Giovanni Ozzola.
Le travail de Giovanni Ozzola est une réflexion sur le paysage contemporain, une réflexion analytique mais engagée, lucide mais non dénuée d'un certain romantisme, fruit d'un regard ambigu sur la nature, à la fois rassurante et dérangeante.
Giovanni capture et restitue des images. Dans son travail, il unit l'élément statique (la photographie) et la dynamique de la vidéo, une constante de son processus créatif. Ces images fixes (photographies) et en mouvement (vidéo) s'inscrivent dans une construction Dans les installations comme dans les expositions. Elles ne sont pas seulement exposées mais articulées pour former une œuvre en soi, dont les éléments agissent comme œuvres indépendantes, maintenant toujours, à l'intérieur comme à l'extérieur, pendant et après l'exposition, leur propre autonomie.
Chaque image est la matérialisation d'une vision, une vision qui s'offre comme une illumination. La lumière détermine, cette composante essentielle de l'acte photographique détermine l’avènement de la vision: on passe de la nuit où les profils se dessinent comme des ombres, à la lumière vive du jour qui se reflètent entre la mer et le ciel, imprimant d'autres teintes, à travers les innombrables nuances des aurores et des couchers de soleil, des brumes et brouillards.
La lumière entre progressivement dans les espaces intérieurs, tantôt de manière frontale, tantôt filtrée par des diaphragmes, ou de côté pour révéler une intimité secrète, modifiant les profils des choses et des corps. A partir de 2008, la lumière s'extrait des profondeurs de la densité nocturne : le filigrane des branches, des floraisons et des feuillages.
Aux effets techniques de la photographie, Giovanni ajoute l'émerveillement de la vision, une vision d'un moment fugitif. Dans la surprise statique de la lumière, on a une révélation et la sensation d'un passage. L'œuvre tend à illustrer cet inénarrable passage.
Giovanni utilise bien souvent le motif de la fenêtre. Mais ses images ne sont pas tant des fenêtres au sens symbolique que leur représentation formelle, du cadre et du verre qui les composent et de l'effet qu'elles produisent dans la construction de l'image.
Dans son exposition au Domaine Orenga, des fenêtres s’ouvrent notamment sur la mer et la silhouette de l’Île de Corse sur laquelle il pose son regard depuis sa maison située sur l’Île d’Elbe.
Luc Leccia, Ange Leccia,
2 août-29 septembre 2012
Le 2 août, le domaine Orenga inaugure une exposition commune de Luc et Ange Leccia. Luc est le père d’Ange. Cette exposition présente une série de sculptures « galtiques » réalisées par Luc Leccia face au regard porté par Ange sur ces dernières au travers de son objectif photographique. Un regard sur l’œuvre du père qui fait œuvre en soi. Un instant figé sur les galets enfantés par la mer, la mer qu’il a immortalisée en mouvement par son film éponyme.
Le propos de cette exposition n’est pas de raconter une histoire de famille, mais de poser un regard sur des cheminements artistiques, sur la manière dont ils se construisent au sein d’un territoire, une culture et au travers d’une relation humaine.
Les sculptures de Luc Leccia expriment une féminité religieuse. Leur ventre creusé forme un berceau naturel. Elles sont assises, les genoux repliés sous elles, debout, droite et haute comme, « la porteuse d’eau » et « Notre Dame de la Mer », ou pliées par le poids de l’âge à l’instar de « la vieille femme ». Les silhouettes sont sensuelles, voluptueuses sans être charnelles et dégagent une humanité silencieuse. Les femmes ainsi représentées sont souvent enlacées à des enfants. Elles ne les portent pas dans leurs bras. Leurs corps fusionnent comme enchaînés par un lien indéfectible. Il se dégage des ces corps l’expression d’un amour absolu, intemporel.
Cette vocation à la maternité caractérise aussi la mer. La mer, mère des galets pulvérise, puis lisse la pierre. On devine sa violence dans sa manière de débiter les roches comme la caresse de ses doigts au travers des effets de drapés, d’ombres et de lumières que l’on distingue sur les galets.
Les galets naviguent, ils ont une histoire. Luc Leccia n’intervient jamais sur la forme des pierres. « Le galet peut parler de multiples façons. Sa forme originale ne parle pas immédiatement. Il se révèle ensuite au regard et me propose plusieurs façons de le représenter; je les ai assemblés mais j’aurais tout aussi bien pu les photographier.» S’il avait été photographe, il aurait photographié les roches des Lavezzi qui représentent à elles seules un musée in situ.
Ange embrasse aujourd’hui cette autre perspective artistique et propose en miroir de l’œuvre de son père sa propre représentation de cette dernière.

Giovanni Ozzola
22 juin – 29 juillet 2012
La première exposition de l'été sera consacrée au jeune artiste florentin Giovanni Ozzola.
Le travail de Giovanni Ozzola est une réflexion sur le paysage contemporain, une réflexion analytique mais engagée, lucide mais non dénuée d'un certain romantisme, fruit d'un regard ambigu sur la nature, à la fois rassurante et dérangeante.
Giovanni capture et restitue des images. Dans son travail, il unit l'élément statique (la photographie) et la dynamique de la vidéo, une constante de son processus créatif. Ces images fixes (photographies) et en mouvement (vidéo) s'inscrivent dans une construction Dans les installations comme dans les expositions. Elles ne sont pas seulement exposées mais articulées pour former une œuvre en soi, dont les éléments agissent comme œuvres indépendantes, maintenant toujours, à l'intérieur comme à l'extérieur, pendant et après l'exposition, leur propre autonomie.
Chaque image est la matérialisation d'une vision, une vision qui s'offre comme une illumination. La lumière détermine, cette composante essentielle de l'acte photographique détermine l’avènement de la vision: on passe de la nuit où les profils se dessinent comme des ombres, à la lumière vive du jour qui se reflètent entre la mer et le ciel, imprimant d'autres teintes, à travers les innombrables nuances des aurores et des couchers de soleil, des brumes et brouillards.
La lumière entre progressivement dans les espaces intérieurs, tantôt de manière frontale, tantôt filtrée par des diaphragmes, ou de côté pour révéler une intimité secrète, modifiant les profils des choses et des corps. A partir de 2008, la lumière s'extrait des profondeurs de la densité nocturne : le filigrane des branches, des floraisons et des feuillages.
Aux effets techniques de la photographie, Giovanni ajoute l'émerveillement de la vision, une vision d'un moment fugitif. Dans la surprise statique de la lumière, on a une révélation et la sensation d'un passage. L'œuvre tend à illustrer cet inénarrable passage.
Giovanni utilise bien souvent le motif de la fenêtre. Mais ses images ne sont pas tant des fenêtres au sens symbolique que leur représentation formelle, du cadre et du verre qui les composent et de l'effet qu'elles produisent dans la construction de l'image.
Dans son exposition au Domaine Orenga, des fenêtres s’ouvrent notamment sur la mer et la silhouette de l’Île de Corse sur laquelle il pose son regard depuis sa maison située sur l’Île d’Elbe.
Luc Leccia, Ange Leccia,
2 août-29 septembre 2012
Le 2 août, le domaine Orenga inaugure une exposition commune de Luc et Ange Leccia. Luc est le père d’Ange. Cette exposition présente une série de sculptures « galtiques » réalisées par Luc Leccia face au regard porté par Ange sur ces dernières au travers de son objectif photographique. Un regard sur l’œuvre du père qui fait œuvre en soi. Un instant figé sur les galets enfantés par la mer, la mer qu’il a immortalisée en mouvement par son film éponyme.
Le propos de cette exposition n’est pas de raconter une histoire de famille, mais de poser un regard sur des cheminements artistiques, sur la manière dont ils se construisent au sein d’un territoire, une culture et au travers d’une relation humaine.
Les sculptures de Luc Leccia expriment une féminité religieuse. Leur ventre creusé forme un berceau naturel. Elles sont assises, les genoux repliés sous elles, debout, droite et haute comme, « la porteuse d’eau » et « Notre Dame de la Mer », ou pliées par le poids de l’âge à l’instar de « la vieille femme ». Les silhouettes sont sensuelles, voluptueuses sans être charnelles et dégagent une humanité silencieuse. Les femmes ainsi représentées sont souvent enlacées à des enfants. Elles ne les portent pas dans leurs bras. Leurs corps fusionnent comme enchaînés par un lien indéfectible. Il se dégage des ces corps l’expression d’un amour absolu, intemporel.
Cette vocation à la maternité caractérise aussi la mer. La mer, mère des galets pulvérise, puis lisse la pierre. On devine sa violence dans sa manière de débiter les roches comme la caresse de ses doigts au travers des effets de drapés, d’ombres et de lumières que l’on distingue sur les galets.
Les galets naviguent, ils ont une histoire. Luc Leccia n’intervient jamais sur la forme des pierres. « Le galet peut parler de multiples façons. Sa forme originale ne parle pas immédiatement. Il se révèle ensuite au regard et me propose plusieurs façons de le représenter; je les ai assemblés mais j’aurais tout aussi bien pu les photographier.» S’il avait été photographe, il aurait photographié les roches des Lavezzi qui représentent à elles seules un musée in situ.
Ange embrasse aujourd’hui cette autre perspective artistique et propose en miroir de l’œuvre de son père sa propre représentation de cette dernière.
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